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Illustration éditoriale de Steam Deck 2 pourrait adopter l’APU AMD Gainsborough en N3P
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Steam Deck 2 pourrait adopter l’APU AMD Gainsborough en N3P

Selon Moore's Law is Dead, l’APU AMD « Gainsborough », gravé en N3P chez TSMC, pourrait alimenter le Steam Deck 2 avec des architectures Zen 6 et RDNA 5.

Par Metaleps 5 min de lecture 19 vues
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Après des années de silence autour d’une véritable suite, le Steam Deck 2 commence à prendre forme dans les rumeurs. Selon la chaîne YouTube Moore’s Law Is Dead (MLID), AMD préparerait un APU baptisé « Gainsborough » qui aurait toutes les chances d’alimenter la prochaine génération de la machine de Valve. Un nom loin d’être anodin et des choix technologiques qui suggèrent une ambitieuse montée en puissance.

« Gainsborough » : un nom qui fait sens et un saut de gravure attendu

D’abord, le nom de code intrigue pour de bonnes raisons. Le premier Steam Deck reposait sur un APU AMD « Aerith », référence à la célèbre héroïne de Final Fantasy VII. Son nom complet ? Aerith Gainsborough. De quoi crédibiliser l’idée d’une filiation directe pour un SoC pensé spécifiquement pour un Steam Deck 2.

Sur le plan technique, MLID avance que le futur APU serait gravé par TSMC en N3P, la variante la plus avancée et efficiente de la famille N3. Pour une machine portable, où l’autonomie dicte l’expérience, le choix du nœud de fabrication est crucial. Passer du 7 nm utilisé par « Aerith » à du N3P constituerait deux générations de saut, avec à la clé une meilleure efficacité énergétique pour tenir la promesse d’un gros bond de performances sans sacrifier la batterie.

La barre très haute fixée par Valve pour le Steam Deck 2

La stratégie de Valve complique toutefois l’équation. Fin 2025, Pierre-Loup Griffais expliquait que la société ne visait pas un simple incrément de 20, 30 ou même 50 % de performances à autonomie équivalente ; l’objectif est un saut nettement plus marqué. À l’aune de cette exigence, la question se pose : une gravure N3, aussi moderne soit-elle, suffit-elle pour franchir ce cap, alors qu’Apple déploie déjà des puces en N2 ?

Le contexte rappelle cependant que le Steam Deck original tournait sur du 7 nm. Deux nœuds de progrès plus loin, adossés à des architectures CPU/GPU plus récentes, le potentiel cumulatif pourrait approcher ce « step change » recherché par Valve, surtout si l’ensemble s’accompagne de hausses de fréquences et d’une conception SoC orientée efficacité.

Zen 6 et RDNA 5 dans le viseur, à l’image des prochaines consoles

MLID prête à « Gainsborough » l’adoption des prochaines architectures d’AMD : Zen 6 pour la partie CPU et RDNA 5 pour le GPU. Ces briques technologiques sont également pressenties pour alimenter la future génération de consoles Microsoft et Sony, ainsi que le prochain cycle de cartes graphiques PC d’AMD. Autrement dit, le Steam Deck 2 tablerait sur les mêmes fondations que les grandes machines de demain.

Un point de comparaison cité par MLID éclaire l’ampleur possible du saut : l’APU « Canis », supposé motoriser le futur handheld de Sony (PS6 portable), mêlerait quatre cœurs Zen 6c, deux cœurs Zen 6 basse consommation, 16 unités de calcul RDNA 5 et un bus mémoire 192 bits. Sans indiquer que Valve ferait exactement le même choix, l’hypothèse d’un Steam Deck 2 de gabarit comparable gagne en cohérence si l’objectif est de dépasser largement l’APU « Aerith » et même son itération « Sephiroth » du modèle OLED.

Du RDNA 2 au RDNA 5 : le double effet architecture + compte d’unités

Le Steam Deck actuel s’appuie sur huit CU RDNA 2. En projetant un passage à RDNA 5, réputé plus performant par unité, et en envisageant un doublement du nombre de CU, on obtient un cocktail potentiellement explosif pour le rendu mobile. Ajoutez-y des fréquences supérieures et les gains propres au nœud N3P, et l’on s’approche d’un GPU « de poche » capable d’incarner le « vrai » palier générationnel exigé par Valve. Reste à vérifier, le moment venu, comment ce niveau de puissance se conjugue à la dissipation thermique et à l’autonomie, nerfs de la guerre sur un PC de jeu portable.

Calendrier : un APU prêt fin 2027 ou début 2028 selon MLID

Reste la question des délais. MLID évoque une fenêtre où la puce « Gainsborough » atteindrait sa maturité industrielle à la fin de l’année prochaine ou au tout début de 2028. Rien n’indique que Valve précipitera la sortie du Deck 2. Au contraire, l’auteur souligne que le contexte matériel reste chahuté par la demande frénétique en IA, qui a fait flamber les prix de la mémoire et perturbé plusieurs lancements matériels récents. Attendre pourrait donc jouer en faveur de Valve, en laissant au marché des semi-conducteurs le temps de se normaliser avant de miser gros sur un produit de masse.

Prudence de rigueur, mais des signaux qui s’additionnent

Moore’s Law Is Dead n’est pas la source préférée de tout le monde, mais ses indiscrétions ont déjà visé juste par le passé. Entre un nom de code chargé de sens, un saut de nœud de gravure pertinent pour l’autonomie, et l’alignement supposé sur Zen 6/RDNA 5, le puzzle commence à ressembler au portrait-robot d’un Steam Deck 2 à la hauteur des ambitions de Valve. Si l’hypothèse d’un lancement vers 2028 se confirme, l’attente sera longue, mais elle pourrait aussi garantir un matériel mieux armé face aux contraintes d’un marché sous tension et, surtout, capable d’offrir ce fameux bond générationnel que Valve appelle de ses vœux.

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