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Illustration éditoriale de Gears of War: E-Day review — une campagne épuisante, un multi brillant
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Gears of War: E-Day review — une campagne épuisante, un multi brillant

Gears of War: E-Day offre un gameplay de couverture plus affûté et un multijoueur solide, mais sa longue campagne manque de variété et s’essouffle.

Par Metaleps 7 min de lecture 30 vues
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Gears of War: E-Day revient aux origines de la saga en promettant le frisson du « jour zéro » – l’instant où les locustes ont surgi des entrailles de Sera. Selon la critique publiée par PC Gamer, le pari n’est qu’à moitié tenu : si le tir à couvert n’a jamais été aussi agréable et son multijoueur aussi solide, la campagne solo s’étire jusqu’à l’épuisement, répétant les mêmes boucles de combat pendant plus de 20 heures. Un préquel qui perfectionne le geste, mais peine à justifier son récit.

Un retour aux sources qui muscle le feeling manette en main

Développé par The Coalition et édité par Xbox Game Studios, E-Day sort le 6 octobre 2026 au prix conseillé de 70 $/£60. PC Gamer salue d’abord un accomplissement de game feel : la série n’a « jamais été aussi agréable à jouer ». Finies, ou presque, les roulades involontaires qui vous jettent à découvert : une redistribution des commandes – sprint sur L3, escalade sur un bouton dédié – et des personnages plus agiles donnent enfin l’impression de piloter un soldat lourd mais précis, plutôt qu’un bulldozer capricieux. Détail symbolique : Marcus Fenix « a un bouton de saut » dans sa jeunesse, un minuscule bond en avant qui fluidifie les transitions de couverture et élargit les options de déplacement.

La critique insiste : pour que l’expérience « chante », il faut jouer en Difficile (Hardcore). Rester scotché derrière le même muret y est puni, obligeant à enchaîner prises de positions, tirs d’élite ou ruées à la tronçonneuse en évaluant constamment le risque. PC Gamer compare la boucle à un « jeu tactique au tour par tour sans bouton pause » – une formule qui rappelle combien Gears se nourrit de micro-décisions sous pression.

Arsenal affûté, sensations maximisées

E-Day secoue l’équilibre avec des menaces qui chassent les campeurs. Jet d’acide – catapulté par un « énorme crapaud » ou par une nouvelle arme à courte portée –, grappin létal Goreshot capable d’arracher un torse, et élites à élimination instantanée viennent rompre la routine. Si certains adversaires « insta-kill » agacent, l’exubérance pulp de ces ajouts arrache quelques sourires.

Le vrai régal vient toutefois des classiques magnifiés. La pointe piégée se déploie dans un « thunk-thunk-thunk » jouissif, l’arc Torque bénéficie d’un design sonore à suspense – « tambour de l’apocalypse » – et le fusil de précision reçoit les louanges les plus appuyées, présenté comme l’arme idéale « pour assassiner Dieu ». Autant de retouches qui rappellent la force de la série : quand le son, l’animation et la létalité s’alignent, chaque tête éclatée devient un micro-feu d’artifice.

Une campagne qui s’essouffle vite

Sur le papier, revenir à l’« Emergence Day » avait de quoi électriser. Dans les faits, le préquel peine à raconter autre chose que ce que montrait déjà la cinématique d’introduction du Gears originel. PC Gamer pointe un Marcus identique à lui-même – « cynique, traumatisé, vétéran » – là où le format offrait l’opportunité de creuser une métamorphose. Un bref détour par l’horreur (ville paniquée, commissariat) laisse entrevoir des fulgurances – excellente présentation du drone – mais l’atmosphère se saborde régulièrement par un affichage intrusif de collectibles (« CASQUE ENSANGLANTÉ TROUVÉ ! »), cassant net la tension.

Passé l’amuse-bouche des origines d’icônes – tronçonneuses sur fusils, grenades dans trous d’émergence –, l’Acte 2 réinstalle un Gears très convenu. Pas d’ouverture convaincante du level design, mais un « linéaire élargi » où les objectifs varient peu : avancer, tenir, survivre à la vague suivante. PC Gamer regrette le recul par rapport à Gears 5, qui osait la diversité (séquences d’infiltration, glisse en skiff sur la glace, joutes dans un théâtre en mouvement). Ici, la campagne allonge des remix d’affrontements : un crapaud géant et des snipers, puis deux crapauds et des fusiliers, puis des araignées lance-roquettes en cascade… avec des checkpoints parfois distants de sept minutes. Le tir demeure plaisant, « mais l’endurance flanche » face à un film d’action réduit à son rail de balles, ponctué de deux séquences « hélico-tourelle » que la critique épingle.

Mods timides, exploration assistée à l’excès

Nouveauté côté progression, des emplacements de mods pour armes et armure (recul réduit, meilleure lunette, tronçonneuse plus véloce) et un gadget à ondes de choc capables d’étourdir – et, selon un mod, d’enflammer – les ennemis. Utile, mais « difficile à s’enthousiasmer » tant l’approche frôle l’incrémentalisme. Surtout, l’exploration souffre d’un guidage criard : l’apparition d’un « HARD CASE NEARBY » en plein écran, la position instantanément taguée sur la carte, et une vision tactique qui révèle tout annihilent la curiosité organique. PC Gamer loue au contraire la sobriété de Gears 5, qui récompensait la fouille par l’amélioration d’un compagnon robot sans flèches ni feux d’artifice UX.

Le décor – la énième « ville en ruines » – exige des partis pris forts pour exister. Faute d’un ancrage comparable aux sommets récents du genre, E-Day paraît moins mémorable malgré une palette moins grise que par le passé.

Courbe de difficulté et lisibilité inégales

Au rayon des irritants « indignes d’un septième épisode », PC Gamer cite des checkpoints précédant de longs dialogues non skippables, un mode Normal trop permissif, et un Hardcore qui, s’il livre la meilleure expérience, s’accompagne de « barres de vie de boss interminables ». Plus problématique, le feedback sur les élites : malgré des headshots « geysers de sang » d’une satisfaction exemplaire, vider chargeur sur chargeur dans certains sacs à PV sans ressentir d’impact démoralise. Là encore, le fusil de précision s’impose moins par amour de la ligne que parce qu’il est la seule réponse « qui cogne » face aux éponges à balles. Un nouvel ennemi sauve l’honneur avec un grand œil vulnérable, qui restaure au moins la clarté du focus.

Le multijoueur relève clairement la tête

La copie se redresse en ligne. Les modes 4v4, sans révolution, sont « bien exécutés » : contrôle de zones façon Conquest, pose/défense de bombe à la Demolition, et une mobilité accrue qui autorise désormais des sauts au-dessus de gouffres… immédiatement exploités par des chasms mortels « faciles à rater » malicieusement placés par The Coalition. Même contre des bots, l’ensemble demeure plaisant, avec une leçon rapide : il fallait passer plus de temps au fusil à pompe pendant la campagne.

La vraie proposition se nomme Horde Siege, « évolution futée » du mode emblématique. Toujours fondé sur la pose de défenses (pics, tourelles) avant des vagues successives, le mode embrasse cette fois l’ampleur urbaine dans une structure quasi ouverte. Où la lenteur nuisait à la campagne, elle insuffle ici tension et spontanéité : objectifs optionnels aux récompenses alléchantes (traquer un colosse, transporter un cœur énergétique qui désarme un coéquipier), apparitions surprises de locustes pendant les trajets, et cohabitation avec deux autres escouades de quatre que l’on peut croiser, aider ou ignorer. L’entraide n’est pas sur-incentivée, mais le simple croisement de trajectoires donne de la texture à la partie – assez, selon PC Gamer, pour que Horde Siege mérite l’escapade même si The Coalition ne l’étendait pas davantage.

Un préquel qui joue la sécurité là où il devait surprendre

Au final, PC Gamer décrit un Gears paradoxal : des sensations de tir superlatives et un multijoueur solide, mais une campagne « horriblement étirée » qui raconte « une histoire qui ne demandait pas à être racontée ». Comme si Microsoft avait surtout voulu « refaire 2007 », au risque d’oublier les progrès de Gears 5 en matière de variété et d’exploration. E-Day réussit ce que la série sait déjà faire de mieux – briser des crânes avec panache – et bute sur ce qu’un préquel devrait apporter : un angle neuf sur ses héros et son monde. À charge, désormais, pour The Coalition de transformer cette base très affûtée en aventure qui ose autant que son multijoueur.

Fiche rapide

Les informations essentielles

Plateformes
PC
Genre
jeu de tir à la troisième personne, shooter à couvert
Éditeur
Xbox Game Studios
Développeur
The Coalition
Date de sortie
2026-10-06

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