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Illustration éditoriale de Review: Dragon's Dogma 2: Dark Arisen (Switch 2) - An Action RPG Great Returns In Fine Form
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Dragon’s Dogma 2: Dark Arisen arrive sur Switch 2 avec Norgan et défis renforcés

Nintendo Life signe une review de Dragon's Dogma 2: Dark Arisen sur Switch 2, saluant un port solide, un nouveau contenu exigeant et des performances en nette amélioration.

Par Metaleps 6 min de lecture 7 vues
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Avec Dark Arisen, Dragon’s Dogma 2 signe un retour en force et s’offre, pour la première fois, une virée sur console Nintendo. L’extension ajoute une région glacée entière, durcit nettement le ton et s’appuie sur une série de mises à jour estivales qui corrigent les aspérités du lancement 2024. Sur Switch 2, le portage de Capcom s’en sort avec les honneurs, malgré des concessions techniques, et redonne surtout le goût des péripéties imprévues qui font l’ADN de la série.

Norgan, l’appel du blizzard

Le point d’entrée de Dark Arisen, c’est Norgan : un nouveau pan de carte au nord, longtemps considéré comme abandonné. Visuellement, la région frappe par ses étendues gelées, ses bourrasques allant jusqu’au whiteout, ses bourgs et châteaux déliquescents. Elle remet au centre un mystère d’Arisen “concurrent” et un dragon immortel, tous deux liés à l’intrigue que l’on démêle entre Vermund et Battahl. Le récit, sans être faible, reste au service de l’aventure : la surprise du final est saluée, mais ce sont les voyages et les rencontres qui impriment la mémoire.

Sur le terrain, Norgan densifie l’écosystème : variantes enneigées d’ogres et de dragons, et nouveaux boss malins, dont un colosse simiesque à la bouche ventrale capable d’engloutir Arisen et Pions – un design qui ne déparerait pas dans Devil May Cry. La tonalité est claire : ici, même un “random” peut tourner au duel de fin de jeu. L’exemple marquant : une joute de quinze minutes contre un dragon de glace, métamorphosée en set-piece par une tempête surgie en milieu de combat.

Le triomphe de l’émergent

Dragon’s Dogma 2 reste de cette caste rare d’open worlds – aux côtés de Breath of the Wild ou de The Phantom Pain – où les meilleures histoires ne sont pas scénarisées. Un ogre surgissant hors-champ qui assomme l’Arisen, puis s’en sert comme massue pour rosser Pions et hobgobelins avant de regagner sa tanière : ce genre de chaos improvisé incarne ce que le jeu a de plus mémorable. Les Pions, “ardoises blanches” au rôle strictement utilitaire sur le papier, se muent en compagnons marquants par les micro-interactions : un trait d’humeur sur votre marotte à sprinter, une main tendue en plein vol, un high-five après un colosse fauché. On s’attache, on s’agace, on se souvient.

Un système de combat au sommet, encore affûté

Sous la houlette d’Hideaki Itsuno (ex-Devil May Cry), le combat demeure un modèle du genre. Dark Arisen et les mises à jour récentes ajoutent des compétences et permettent d’en équiper davantage, dynamisant chaque affrontement. Les dix vocations gardent des identités tranchées – y compris l’archer et le mage, loin d’être des rôles de second plan. À tel point que le testeur dit avoir, pour la première fois dans un action-RPG, privilégié la voie du mage lors de sa partie Switch 2. L’équilibrage répond aussi aux critiques initiales : un mode Difficile fait son apparition, et Norgan cogne dur, au point de bousculer un personnage niveau 80 en New Game+ sur PS5.

Lost Rites : 12 donjons, 12 façons de souffrir

Grande nouveauté de l’extension, la série de 12 donjons “Lost Rites” sème des épreuves taillées pour repousser les limites de la préparation et de l’adaptation. Bien que le niveau conseillé affiche 20, plusieurs parcours s’apparentent à des gauntlets. Certains imposent des contraintes sournoises : entrée limitée à deux compétences et arènes où les Pions restent muets, ou ambiance quasi survival horror où les envoûtements sont proscrits dans des couloirs étroits infestés de gelées immunisées aux dégâts physiques. Une manière d’obliger à repenser son kit et sa gestion d’objets, plutôt que de rouler sur le contenu.

Moins de frictions, plus de confort… et un dilemme

Capcom a, au fil de l’été, limé plusieurs angles vifs. La Dragonsplague – ce fléau capable d’anéantir des villes entières et leurs quêtes – a disparu, de même que les limites drastiques du voyage rapide. On peut désormais se téléporter instantanément. Un soulagement pour nombre de joueurs, mais un couteau à double tranchant : à trop zapper la route, on s’expose à manquer ce qui fait l’âme du jeu, ces rencontres fortuites et ces détours qui transforment un trajet en récit.

Switch 2 : un portage solide, des choix à faire

Le passage sur Switch 2 s’appuie sur l’amélioration globale du jeu depuis 2024. Face à la version PS5 Pro, la mouture Nintendo concède des temps de chargement plus longs (notamment dans les failles à Pions et en sortie de cinématiques), quelques heurts de framerate – plus marqués en mode docké – et un downgrade visuel attendu. Un réglage FSR 3 Frame Generation cohabite avec un verrou 30 fps et une option de framerate variable : l’ajout n’apparaît pas décisif en docké comme en portable. Avec le 30 fps verrouillé et le FSR 3 activé, la fluidité gagne un cran sans latence d’entrée flagrante, mais l’auteur dit préférer, in fine, l’option de framerate variable.

Le constat global reste positif : comparé au lancement PS5, l’expérience est plus souple, et si un cross-save avait été implémenté, le testeur dit qu’il passerait volontiers d’une version haut de gamme au mode portable sans état d’âme. À défaut, la version Switch 2 s’impose comme un autre portage maîtrisé de Capcom, qui confirme sa forme sur la machine.

Pourquoi Dark Arisen compte

Parce qu’il remet en lumière ce que Dragon’s Dogma 2 fait mieux que la plupart : susciter des histoires de joueur. Le nouveau terrain de jeu pousse à l’improvisation, la difficulté rehausse l’enjeu, et les Lost Rites forcent des choix de build et de ressources qui redonnent le vertige des premières heures. Les retouches de qualité de vie, elles, baissent la barrière d’entrée sans trahir l’intention – à charge pour chacun de résister à la tentation du téléporteur à tout-va.

Dragon’s Dogma 2 : Dark Arisen demeure ainsi l’un des tout meilleurs action-RPG actuels. Une extension qui vaut par ses défis et ses trouvailles, adossée à une série de correctifs salutaires, et un portage Switch 2 suffisamment robuste pour porter l’aventure partout – même si c’est dans le blizzard de Norgan que le jeu, plus que jamais, révèle ses crocs.

Fiche rapide

Les informations essentielles

Plateformes
Nintendo Switch 2, PS5 Pro
Genre
Action RPG
Développeur
Capcom

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Écrit par

Metaleps

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