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Illustration éditoriale de Review: Voidjoy GA-10 Elite Extender For Switch Pro Controller - The Pros Don't Outweigh The (Mod) Cons
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Voidjoy GA-10 Elite Extender pour Switch Pro Controller : atouts, limites et compatibilité

Le Voidjoy GA-10 ajoute boutons arrière, macros et gâchettes analogiques au Pro Controller, mais ces dernières ne fonctionnent pas avec les jeux Switch, limitant l’intérêt.

Par Metaleps 6 min de lecture 28 vues
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Promis comme une seconde vie pour la manette Pro de la Switch « 1 », le VoidJoy GA-10 Elite Extender de JSAUX se présente comme un accessoire malin : palettes arrière, gâchettes analogiques optionnelles, macros, turbo et une batterie intégrée pour rallonger l’autonomie. Sur le papier, de quoi hésiter avant de débourser 90 dollars/75 livres pour une nouvelle manette premium. Dans les faits, l’Extender vise juste… mais pas la bonne cible, surtout sur Switch où ses gâchettes analogiques ne sont tout simplement pas reconnues par les jeux.

Ce que promet l’Extender : palettes, macros et batterie dopée

Vendu 39,99 dollars hors frais de port (et non commercialisé dans l’Union européenne en raison des nouvelles règles sur les batteries remplaçables par l’utilisateur), le GA-10 s’arrime par USB-C au sommet et à l’arrière de la manette Pro. Le montage est solide, avec un léger jour visible mais aucun risque que l’ensemble se décroche en jeu. Une fois appairé, l’accessoire est identifié comme une manette distincte par la Switch et permet même de charger la manette Pro pendant l’utilisation grâce à sa batterie intégrée de 1800 mAh. Poids additionnel : 68 g, perceptible mais loin d’alourdir dramatiquement l’ensemble.

Côté fonctions, l’Extender aligne des arguments attendus sur un accessoire « pro » : deux boutons arrière (P1/P2) remappables, turbo, macros à 42 étapes, réglages de sensibilité, courbes et zones mortes via l’application KeyLinker. Cette app, disponible sur Windows, iOS, Android et Raspberry Pi, permet de calibrer les gâchettes analogiques et de gérer des préréglages, jusqu’à modifier les couleurs des LED au dos. Le fabricant mentionne aussi un réveil Switch 2, qui n’a pas fonctionné lors du test (firmware 1.12).

Ergonomie : du « bunny ears » pas désagréable, mais pas discret

Visuellement, le GA-10 coiffe la manette Pro d’oreilles façon « bunny ears » lorsque ses petites gâchettes métalliques sont en place. L’intégration est propre, sans luxe de finesse. Les deux boutons arrière fonctionnent correctement, mais leur positionnement demande des doigts plutôt longs ; ils dépassent et cliquettent davantage que les GR/GL d’une manette Switch 2 Pro, moins élégants donc, mais utiles. Un bouton en haut sert de passerelle vers celui d’appairage d’origine de la manette Pro, pratique si l’on veut ignorer les fonctions de l’Extender sans le retirer physiquement. En revanche, les minuscules boutons supérieurs dédiés aux changements de mode et à la programmation ne sont pas les plus accessibles si vous avez des « doigts saucisse ».

Les gâchettes analogiques, l’atout… qui ne marche pas sur Switch

Le cœur de la promesse est là : compenser l’absence de véritables gâchettes analogiques sur la manette Switch (y compris la récente Pro Switch 2), un manque criant pour les jeux de course ou toute expérience demandant de la progressivité. Techniquement, JSAUX met les formes : leviers métalliques fins, 1280 paliers de mesure, bonne réactivité, fixation magnétique réversible et démontable. C’est malin sur la table d’ingénierie, un brin gadget dans la vraie vie : les gâchettes se rangent en se retournant, mais le gain d’espace est anecdotique compte tenu de leur petite taille. Autre écueil ergonomique : si vous avez des doigts courts, les atteindre n’a rien d’évident.

Le vrai problème est ailleurs : sur Switch, les rares jeux qui acceptent des entrées analogiques de gâchettes ne reconnaissent pas celles du GA-10. Autrement dit, impossible de doser l’accélérateur dans GRID Autosport ou Trials Rising via cet accessoire. Même le cas particulier de l’entrée analogique reconnue par la manette GameCube officielle dans la bibliothèque NSO (par exemple pour moduler le jet de FLUDD dans Super Mario Sunshine) ne s’applique pas ici. Sur PC en mode X-Input, en revanche, tout roule : l’analogue fonctionne parfaitement sur GRID via Steam. Mais à ce stade, l’intérêt devient flou : qui veut vraiment transformer une manette Pro Switch de neuf ans d’âge en contrôleur PC, alors qu’un pad plus confortable et natif PC fait mieux le job ?

En jeu : utile pour des remaps simples, pas une révolution

Testé longuement sur The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom, le GA-10 se montre pratique pour des remaps simples : assigner la course sur une palette arrière facilite les enchaînements course-saut. Les clics sont plus marqués que sur des palettes intégrées et la surépaisseur se sent, mais la solution fonctionne. Pour TOTK, les gâchettes analogiques ont été redondées sur bouclier et arc ; elles répondent bien, sans apporter ce pour quoi on les achèterait vraiment : une gradation de pression reconnue par les jeux Switch.

Un demi-mesure à 40 dollars face à des manettes plus abouties

À 39,99 dollars, le GA-10 donne l’impression d’attaquer un problème secondaire avec une réponse encombrante. Les ajouts sont réels, l’exécution soignée par endroits, mais l’essentiel – les gâchettes analogiques pour Switch – manque la cible. L’accessoire finit par souligner l’envie d’une manette plus ergonomique, pensée dès l’usine pour les fonctions recherchées. À budget maîtrisé, mieux vaut sans doute garder ses dollars pour un jeu ou économiser vers une manette premium qui intègre nativement palettes, confort et, selon les besoins, de véritables gâchettes reconnues. L’article du testeur évoque d’ailleurs deux alternatives plus cohérentes selon l’usage : le pad GameCube NSO pour profiter de gâchettes analogiques sur l’écosystème Nintendo où elles sont reconnues, ou une manette Switch 2 conçue pour offrir des fonctions similaires dans un châssis plus séduisant.

Verdict Retro Raiders

Le VoidJoy GA-10 Elite Extender n’est pas un mauvais accessoire : il est stable, ajoute des options de macro/turbo complètes, apporte des palettes utiles et prolonge l’autonomie de la manette Pro. Mais sa proposition phare, les gâchettes analogiques, ne profite pas aux jeux Switch — la raison d’achat la plus évidente — et c’est rédhibitoire. À moins d’avoir un attachement absolu à votre vieille manette Pro et un besoin pressant de palettes remappables pour quelques titres, l’upgrade ressemble davantage à un détour qu’à une destination.

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Plateformes
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