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Illustration éditoriale de Hatsune Miku Project Diva Mega Mix+ : mod DLSS 5 et gros soucis de performances
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Hatsune Miku Project Diva Mega Mix+ : mod DLSS 5 et gros soucis de performances

Un test non officiel du DLSS 5 sur RTX 4070 Super dans Hatsune Miku: Project Diva Mega Mix+ fait chuter les performances et déforme l’image via la fonction Live Flow.

Par Metaleps 5 min de lecture 24 vues
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Jusqu’où peut-on pousser la techno d’upscaling avant que le jeu ne devienne… injouable ? C’est la question qu’a voulu trancher une rédactrice de PC Gamer en forçant l’intégration de DLSS 5 dans Hatsune Miku: Project Diva Mega Mix+ avec une GeForce RTX 4070 Super. Verdict : entre curiosité technique et grand huit visuel, l’expérience vire vite au cauchemar de framerate et à des images « anime » torturées par des passes d’IA à répétition.

Au-delà de l’anecdote, son test illustre un point sensible du moment : DLSS 5 n’est officiellement accessible que sur les cartes Nvidia série 50, et même si la firme a laissé entendre qu’une prise en charge des RTX 40 finirait par arriver, l’impatience pousse déjà certains utilisateurs à bricoler. Parfois à leurs dépens.

Un DLSS 5 non officiel sur RTX 4070 Super, et des regrets à la clé

Pour activer DLSS 5 sur sa RTX 4070 Super, l’autrice explique être passée par des moyens non officiels. On peut, dit-elle, « fouiller Internet » pour récupérer les fichiers nécessaires, ou recourir à des utilitaires qui automatisent les remplacements de librairies. Elle a choisi l’outil DLSS 5 Manager, notamment pour sa fonction « Live Flow » qui permet d’ajuster le comportement de l’upscaling à la volée.

Le cobaye de cet essai est Hatsune Miku: Project Diva Mega Mix+, un jeu au rendu stylisé, proche de l’anime, qui ne figure pas parmi les candidats naturels au suréchantillonnage neuronal. Avant toute manipulation, le titre tournait « assez solidement » à 60 fps, même si les performances fluctuent selon les morceaux — un détail qui parlera à celles et ceux qui connaissent la série.

Quand l’upscaling sabote le rythme

Une fois le « Live Flow » activé dans DLSS 5 Manager, la sanction est immédiate : le framerate s’effondre au point de rendre « presque impossibles » les pressions de touches calées sur le tempo. Or, Project Diva repose sur la réactivité et la précision en rythme ; dès que la cadence flanche, c’est tout le système de scoring qui s’écroule. L’autrice a donc basculé en mode spectateur, enchaînant les clips via le menu « Custom Playlists » pour évaluer la qualité d’image sans la contrainte du gameplay.

Cette approche lui permet de multiplier les comparaisons visuelles et de constater les limites d’un DLSS 5 plaqué de force sur un jeu au trait net et aux aplats colorés. Les multiples passes d’IA peuvent magnifier des textures réalistes, mais elles ont tendance à dénaturer les contours propres de l’anime et à introduire des artefacts difficiles à ignorer dans les séquences rythmées.

Un terrain d’essai qui met en lumière les limites stylistiques

Appliquer un algorithme d’upscaling pensé pour des graphismes riches en détails photoréalistes à un jeu stylisé n’est pas neutre. Dans Project Diva, le rendu repose sur des lignes franches, des motifs simples et une animation limpide. Les techniques de reconstruction par IA, surtout lorsqu’elles sont détournées de leur cadre prévu, peuvent arrondir les angles, flouter les contours ou générer des transitions étranges entre les frames. L’autrice parle de « multiples passes » aux résultats parfois spectaculaires… mais pas dans le bon sens.

En d’autres termes, ce n’est pas seulement une histoire de compatibilité technique. C’est aussi un choc esthétique : l’algorithme cherche des informations de détail qui n’existent pas vraiment dans ce type d’art direction, et finit par en « inventer » d’une manière qui heurte l’image d’origine.

Contexte matériel : un fossé générationnel qui attise le bidouillage

Pour l’instant, DLSS 5 est officiellement réservé aux GeForce série 50. Nvidia a déjà indiqué que la technologie finirait par arriver sur la génération 40, mais sans calendrier concret dans cet article. Cette attente favorise des méthodes officieuses, avec des utilitaires qui remplacent des bibliothèques et promettent une compatibilité anticipée. Le test de PC Gamer montre toutefois que ces détours peuvent coûter cher en stabilité et en performances, surtout quand on active des fonctions agressives comme le « Live Flow ».

Le papier se glisse d’ailleurs au milieu d’autres sujets hardware très suivis chez PC Gamer : un guide des meilleures cartes graphiques du moment et des tests périphériques, signe que l’expérimentation autour de DLSS 5 s’inscrit dans une actualité plus large, où chaque nouveauté d’IA graphique est scrutée, parfois devancée par la communauté.

Leçon de prudence pour les amateurs de mods IA

Au terme de son périple dans ce « gouffre du rendu neuronal », l’autrice n’affiche pas de triomphalisme. Elle insiste plutôt sur des « regrets » face à un résultat qui sacrifie la jouabilité et qui altère la lecture visuelle d’un jeu musical exigeant. Le message sous-jacent est limpide : détourner DLSS 5 de son cadre officiel n’offre aucune garantie, ni en qualité d’image, ni en performance, et s’accorde mal avec un gameplay à la milliseconde près.

La curiosité technique n’est pas à blâmer — et l’exercice a le mérite de rappeler qu’un upscaler, même de dernière génération, n’est pas une baguette magique universelle. Mais sur un titre comme Project Diva Mega Mix+, mieux vaut, pour l’instant, s’en tenir à la stabilité d’un 60 fps propre plutôt qu’à un rendu IA expérimental qui transforme le rythme en combat contre l’algorithme.

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Écrit par

Metaleps

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