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Illustration éditoriale de Kingdom Come: Deliverance 2 : prise de Kuttenberg grâce à un mod
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Kingdom Come: Deliverance 2 : prise de Kuttenberg grâce à un mod

Un journaliste de PC Gamer raconte comment il a contourné la quête principale de Kingdom Come: Deliverance 2 pour s’emparer de Kuttenberg grâce à un mod et une armée improvisée.

Par Metaleps 6 min de lecture 23 vues
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Et si, au lieu de suivre sagement les quêtes de Kingdom Come: Deliverance 2, on tentait de reprendre Kuttenberg à la hussarde ? C’est l’expérience totalement déraisonnable — et hilarante — racontée par un rédacteur de PC Gamer, qui a décidé de forcer la main au scénario avec un mod pour lever une armée et fondre sur la ville par la grande porte. Résultat : une prise express, un carnage incontrôlé… et une sauvegarde irrémédiablement brisée.

Lever une armée avec un mod, puis marcher sur Kuttenberg

Le point de départ est simple : Henry, héros de KCD2, contribue à desserrer l’étreinte de Sigismond de Luxembourg sur la riche Kuttenberg au nom du roi Venceslas prisonnier. Mais jamais la campagne principale ne propose une attaque frontale. Qu’à cela ne tienne : via le mod Companion Squad (signé par l’utilisateur Steam Triget), le journaliste invoque à la volée des compagnons combattants. En quelques frappes au clavier, la troupe se matérialise : 10, 20, 30 mercenaires aux noms et visages distincts, prêts à en découdre. Les portes de la ville sont ouvertes, les gardes inconscients de l’orage qui vient.

Appeler les “héros” à la rescousse : Capon, Žižka, Radzig… tout le monde répond

La fièvre monte encore lorsque l’onglet “Heroes” du menu de spawn s’invite dans la partie : Hans Capon, l’équipe complète de Jan Žižka, Godwin, Erik, István Tóth, et même Radzig et Hanush quittent Rattay pour se joindre (inopinément) à la chevauchée. Le framerate souffre, mais l’effectif grimpe à 43. Sur le papier, c’est suffisant pour renvoyer Sigismond à ses pénates. Dans les faits, ce renfort de prestige va surtout alimenter une mêlée chaotique dont tous ne sortiront pas vivants.

Un détail fâcheux : Henry n’a plus de pantalon

Avant l’assaut, une pause photo met à nu un problème très concret : Henry a perdu son pantalon lors du transfert de sauvegarde vers un nouveau PC. Ses braies matelassées ont purement disparu de l’inventaire. Peu importe : les hommes gardent foi en leur chef… même à jambes nues. On découvrira plus tard que ces tibias exposés ne sont pas un atout quand on affronte des hallebardes.

Du duel protocolaire au “murder clump”

Premier contact : le garde à l’entrée n’apprécie pas l’épée dégainée. Quelques échanges, et la “meute” se forme d’elle-même — le journaliste baptise le phénomène “murder clump”, un amas compact de lames et de plates qui avale chaque cible en deux secondes. Problème de réglage : les compagnons sont en mode “défense” et n’attaquent que si Henry est engagé. Un appui sur F6 bascule la logique vers quelque chose de plus agressif. À partir de là, les gardes qui affluent par petits groupes se font immédiatement submerger. Sans surprise, Kuttenberg n’était pas prête à une guerre-éclair improvisée.

Quand la “libération” bascule en mode bandit

L’élan triomphal déraille à la vue d’une auberge. La moitié du groupe bifurque pour piller l’établissement. Déclic : l’armée est en fait configurée en “Bandit mode”. Ce n’est plus une prise ciblée : tout ce qui bouge devient une cible. Nobles, tenanciers, mineurs d’argent, musiciens… et, oui, les gardes aussi. Malgré des tentatives de jongler entre “attaque” et “défense” pour épargner des civils, la troupe s’est déjà fragmentée en mini “murder clumps” peu enclins à obéir. Le résultat est efficace militairement, désastreux moralement : en moins de 20 minutes, la ville n’a plus de forces de l’ordre, à part quelques fuyards.

Un bain de sang, des héros au tapis et un Henry à l’agonie

La nuit tombe sur des rues silencieuses et couvertes de cadavres. Sept soldats sont tombés côté assaillants, mais la note la plus salée est symbolique : Hans Capon et Jan Žižka sont “super morts”, pour reprendre l’ironie amère du récit. Henry, criblé d’estafilades aux jambes nues, titube vers l’hôtel de ville. Les salles sont vides : Sigismond, évidemment, a disparu. Une petite chapelle attenante sert d’exutoire — prière rapide, pardon demandé à la hâte pour un carnage devenu absurde.

Couronne sur fauteuil municipal, sauvegarde ruinée

Dans le bureau voisin, un grand fauteuil fait office de trône. Henry s’y assoit, “roi, maire ou peu importe” de Kuttenberg. La ville est prise… mais à quel prix ? Le journaliste reconnaît avoir littéralement saboté sa partie : quantité de donneurs de quêtes ont été tués, et la région entière veut désormais le pendre. De fait, cette opération express s’avère plus rapide que la campagne principale, mais elle transforme Boheme en terrain hostile et stérilise tout arc narratif restant.

Ce que révèle cette tentative sur KCD2

Au-delà de l’anecdote, l’expérience souligne la manière dont Kingdom Come: Deliverance 2 cadre sa liberté. Le jeu ne prévoit pas, nativement, la constitution d’une bande itinérante ni la prise de villes “à la brute”, et quand on force le destin via un mod, l’écosystème s’effondre logiquement : IA en roue libre, économie locale détruite, quêtes irrémédiablement cassées. Le plaisir coupable de la “prise” — la ville pliée en quelques minutes sous un nuage d’acier — se paie au prix fort en termes de progression.

Le mot de la fin, entre satire et mise en garde

Raconter cet assaut, c’est surtout pointer l’ironie mordante de KCD2 : le héros qui combat l’usurpateur finit par reproduire la brutalité qui l’a jadis brisé. L’auteur l’admet : ce n’est pas une stratégie qu’il recommanderait. Mais comme exercice de style, c’est un stress test jubilatoire — à éviter si vous tenez à vos quêtes, vos PNJ… et à vos pantalons.

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