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Me: You can now run DLSS 5 on AMD GPUs annonce une appli pour RX 9070 XT

Une nouvelle application permet d’injecter le rendu neuronal DLSS dans des jeux même sur cartes AMD, mais les résultats pourraient être peu souhaitables.

Par Metaleps 5 min de lecture 6 vues
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Une nouvelle application fait parler d’elle en promettant d’injecter la technologie DLSS Neural Rendering, associée à la série DLSS 5, directement au cœur des jeux… même sur des cartes graphiques AMD. Sur le papier, l’idée titille la curiosité des bidouilleurs et des technophiles prêts à repousser les limites. Dans la pratique, l’intérêt semble bien plus discutable.

D’après le sujet relayé par PC Gamer, il est désormais possible d’activer une forme de DLSS sur du matériel rouge via un outil tiers. Mais entre incompatibilités potentielles, performances en berne et artefacts visuels, l’expérience se révèle loin d’être universelle. De quoi reposer une vieille question côté PC : jusqu’où aller pour grappiller des images par seconde ou un upscaling sophistiqué quand l’écosystème logiciel n’est pas pensé pour ça ?

Au-delà du coup d’éclat technique, ce bricolage renvoie à un débat plus large sur la place des solutions propriétaires (DLSS) et des alternatives ouvertes (FSR, XeSS) dans un marché où chaque pourcentage de performance se dispute âprement.

DLSS sur Radeon : promesse alléchante, réalité rugueuse

Le principe est simple : via une couche d’injection, l’outil tente d’acheminer des appels DLSS vers des GPU qui n’intègrent pas les cœurs Tensor dédiés de Nvidia. Sans ce matériel spécialisé, l’algorithme s’appuie sur des chemins de calcul génériques, avec des compromis sévères. Le résultat peut varier du « ça démarre » au « ça saccade » selon le jeu, le pilote et la carte.

Dans ce contexte, l’app ne transforme pas magiquement une Radeon en GeForce. Le coût de calcul explose, les fréquences chutent parfois sous la charge, et la qualité d’image peut fluctuer. Le gain recherché — un upscaling propre et un antialiasing temporel affûté — se heurte à une réalité matérielle : DLSS est conçu pour du silicium Nvidia.

FSR, XeSS et la voie de la compatibilité

Face à ces limites, des solutions comme FSR (FidelityFX Super Resolution) d’AMD ou XeSS d’Intel gardent un avantage pragmatique. FSR privilégie la portabilité et tourne correctement sur un large éventail de GPU, y compris Nvidia et AMD, sans matériel dédié. XeSS, lui, dispose d’un mode DP4a qui s’exécute sur des GPU non-Intel avec un impact raisonnable.

Sur un PC équipé d’une carte AMD, activer FSR 2/3 dans les jeux pris en charge demeure généralement la voie la plus cohérente. Ce n’est pas qu’une question d’idéologie logicielle ; c’est un calcul coût/bénéfice. Moins de frictions, moins de risques, et des mises à jour alignées sur l’écosystème Radeon.

Risques et limites à garder à l’esprit

  • Stabilité logicielle aléatoire: injections, conflits avec les anti-cheats, crashs selon les titres.
  • Performance contre-intuitive: surcharge du GPU sans cœurs dédiés, latence possible en hausse.
  • Qualité d’image imprévisible: ghosting, scintillements, reconstruction instable selon les scènes.
  • Maintenance complexe: chaque patch de jeu ou mise à jour de pilote peut casser la chaîne.

Pour qui et pourquoi tenter l’expérience ?

Ce type d’outil cible surtout les passionnés de modding et de bench, ou celles et ceux qui veulent explorer les frontières du rendu neural à tout prix. Pour un usage quotidien, surtout en multijoueur compétitif ou sur des jeux exigeants, la balance penche en défaveur de cette approche. Entre risques, temps investi et bénéfices incertains, la solution apparaît davantage comme une curiosité technique qu’un vrai raccourci de performance.

Conseils pratiques si vous testez malgré tout

  • Créez un point de restauration système et sauvegardez vos profils graphiques.
  • Testez sur un jeu solo, hors ligne, sans anti-cheat intrusif.
  • Surveillez températures, frametimes et latence, pas seulement les FPS moyens.
  • Comparez avec FSR/XeSS natifs pour juger objectivement du rendu et de la fluidité.

FAQ

  • DLSS peut-il fonctionner correctement sur une carte AMD ? Techniquement, une implémentation peut démarrer via injection, mais sans cœurs Tensor, les performances et la stabilité sont très variables.
  • Est-ce risqué pour le PC ou la carte graphique ? Le risque principal est logiciel: instabilité, crashs, conflits avec certains jeux. Surveillez les températures et évitez les titres avec anti-cheat strict.
  • FSR reste-t-il la meilleure option sur Radeon ? Dans la plupart des cas, oui. FSR est pensé pour la compatibilité large et reçoit des optimisations adaptées aux GPU AMD.
  • XeSS vaut-il le coup sur AMD ? Le mode DP4a de XeSS peut offrir un rendu correct sur certaines Radeon, selon le jeu. À tester au cas par cas.
  • Y a-t-il un intérêt pour les jeux compétitifs ? Mieux vaut éviter: la stabilité, la latence et la cohérence du rendu priment dans ce contexte.

En bref, faire tourner un DLSS « neural » sur une Radeon relève aujourd’hui davantage de l’exploit technique que d’un bon plan pour jouer dans de meilleures conditions. Pour du quotidien, rester sur FSR ou XeSS paraît plus judicieux.

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