Deadlock bascule en pleine nuit perpétuelle. Avec City Never Sleeps, Valve signe la deuxième refonte majeure de son MOBA encore accessible sur invitation, et imprime enfin une identité visuelle forte à sa cité maudite. Au programme : une carte entièrement rethématisée, une salve de six nouveaux héros lancés par votes hebdomadaires — dont l’inénarrable Rat King —, et une avalanche d’améliorations d’interface, de lisibilité et d’accessibilité qui reconfigurent la prise en main.
Une ville maudite redécorée en trois actes
La carte entière de Deadlock a été reconfigurée autour de trois ambiances nettes : un centre-ville lumineux, une université hantée et une bourse des ombres. Chaque artère a été repeuplée de créatures et de décors en phase avec son thème : des bocaux de cornichons aux mains jaillissantes au cœur du nexus, des piles de livres conscientes sur la voie de droite, et des monstruosités en sacs-poubelle visqueux sur la gauche. Même les caisses autrefois anodines, sources de ressources, affichent désormais des cadenas et des boulons, comme pour rappeler que rien n’échappe à la malédiction ambiante.
Entre ces grands axes, quatre districts viennent affirmer leur propre personnalité. L’exemple le plus parlant : un quartier des théâtres infesté de « stage hands » littéraux, des mains qui tirent les ficelles d’automates steampunk. Surplombant le Chinatown local, un clocher abrite une « fontaine d’âmes » autour de laquelle se disputent des escarmouches clés : l’équipe qui la contrôle peut espérer prendre l’avantage en monnaie dans les matchs serrés. Cette cartographie revisitée n’est pas qu’un habillage : c’est un terrain de jeu neuf, qui demandera du temps pour être dompté.
Six nouveaux héros, dont un roi déjà couronné par la communauté
Valve accompagne ce lifting par l’arrivée de six héros inédits, déployés deux par semaine selon un vote des joueurs, sur le modèle de la précédente fournée. Favori tout désigné : le Rat King, un rongeur couronné passé du statut de concept de fan à mème communautaire en un an. Sa notoriété seule pourrait dicter le tempo des votes, selon l’auteur de l’analyse originelle, qui parie sur lui pour ouvrir le bal.
Les cinq autres profils ne manquent pas de caractère : une infirmière brandissant une aiguille comme un pistolet, un maître d’échecs flottant qui évoque le calme lévitant d’un Zenyatta, un squelette qui a mis la main sur un lance-roquettes, une sorcière vieille école à l’aura rassurante mais peu recommandable, et une jeune artiste armée d’un pinceau. Le premier duo doit faire ses débuts ce vendredi, puis le rythme s’installera à deux sorties par semaine.
Lisibilité, ping, boutique : Valve retouche tout ce qui compte en match
Au-delà des héros et du décor, City Never Sleeps revoit bon nombre de fondamentaux côté interface et retour d’information en combat :
- Barres de vie plus épaisses et plus lisibles ;
- Indicateurs discrets situant les alliés proches ;
- Killfeed clarifié pour identifier d’un coup d’œil qui élimine qui ;
- Boutique repensée, plus intuitive, avec des filtres pour trouver rapidement ce dont on a besoin ;
- Nouvelles options de ping pour pointer lieux et objets sur la carte.
La couche sonore suit le mouvement : les personnages doublent le volume de leurs répliques par rapport à avant, et un nouveau menu permet de les écouter. Pour s’entraîner sans pression, Valve ajoute des outils de création de bots et un débriefing de combat plus détaillé, pensé pour celles et ceux qui aiment disséquer les chiffres.
Accessibilité et confort : des options qui ouvrent le jeu
L’update déploie aussi de nouvelles options d’accessibilité : couleurs d’interface personnalisables, sous-titres, et aides automatiques pour se déplacer, enjamber les obstacles et tirer. Des ajouts qui, sans toucher au cœur compétitif, élargissent le spectre des profils à l’aise manette ou clavier en main et facilitent l’apprentissage des mécaniques.
Un accès toujours sous invitation, et des secrets à découvrir
Malgré l’ampleur de cette mise à jour, Deadlock conserve son accès restreint par invitation. Un choix qui entretient son statut de « pseudo-early access », selon l’expression utilisée, et pose une question implicite : combien de refontes majeures faudra-t-il avant une ouverture publique ? Valve, de son côté, s’amuse à ne pas tout dévoiler. L’éditeur indique que ce qui est listé ne représente qu’une fraction des ajouts, certains éléments étant volontairement cachés pour laisser à la communauté le plaisir de la découverte.
Entre sa ville désormais découpée en scènes mémorables, un casting qui donne le ton — du Rat King à l’infirmière à seringue — et une interface stratégiquement clarifiée, City Never Sleeps ressemble moins à un patch de confort qu’à un repositionnement. Deadlock gagne un visage, un vocabulaire visuel et des outils qui rehaussent à la fois la lisibilité et la pratique. Reste à voir, au fil des votes et des semaines, quel héros s’imposera en tête d’affiche d’une cité qui, plus que jamais, ne dort jamais.
Les informations essentielles
- Genre
- MOBA
- Développeur
- Valve
