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Ember Lab repousse l’échéance, mais promet plus grand, plus ambitieux. Le studio californien annonce que Kena: Scars of Kosmora sortira en 2027 sur PS5 (édition physique et numérique) et PC (numérique), tout en livrant un solide aperçu narratif et ludique de cette suite directe de Bridge of Spirits. L’objectif affiché : dépasser la barre qualitative fixée en 2021, à une échelle sensiblement élargie, quitte à prendre “un peu plus de temps” pour peaufiner chaque détail.
Un report assumé pour viser « au-dessus » de Bridge of Spirits
Depuis le trailer d’annonce publié en février, Ember Lab explique avoir “la tête dans le guidon” pour mener Scars of Kosmora à son terme, tout en constatant l’impatience du public. Le studio justifie le glissement vers 2027 par une volonté claire de raffiner une expérience étendue, de la rendre plus dense et plus aboutie que leur premier jeu. Le message est limpide : l’ambition augmente, la fenêtre de sortie aussi, afin de livrer un niveau de finition à la hauteur.
Une aventure linéaire, mais à la portée élargie
Scars of Kosmora reste, à l’image de Bridge of Spirits, une aventure linéaire centrée personnages. Mais Ember Lab insiste sur une envergure “plus large et plus profonde”. Le monde encourage l’exploration hors des sentiers balisés, et semble offrir davantage de contenu et de détours significatifs. L’idée n’est pas de transformer Kena en monde ouvert, mais de multiplier les ramifications, les secrets et les retours ludiques pour celles et ceux qui s’égarent volontairement.
Kena face à ses limites : guider les morts… et les vivants
Avant les événements de Scars of Kosmora, Kena s’est formée longuement comme Spirit Guide, un rôle à double facette, entre guerrière et guérisseuse spirituelle. Sa mission : purifier la Corruption née des souffrances des défunts qui n’arrivent pas à passer dans l’au-delà, jusqu’à la source du mal. Le studio souligne toutefois un pivot thématique : Kena commence à discerner ses propres limites. Elle a soutenu d’innombrables esprits, mais n’a pas vraiment exploré ce que signifie guider… les vivants. Et, plus intime encore, elle a souvent aidé les autres à affronter leurs douleurs sans toujours regarder les siennes.
C’est là qu’intervient Orfio, ami d’enfance de Kena. Persuadé que l’île de Kosmora abrite des réponses qu’ils cherchent tous deux, il convainc l’héroïne de le rejoindre. Le voyage s’annonce autant introspectif que spirituel : comprendre son passé, clarifier son avenir en tant que Spirit Guide, et peut-être redéfinir la portée même de ce rôle.
Kosmora, entre éléments fondateurs et temples alchémystiques
Au cœur du dispositif ludique et narratif, Ember Lab place l’héritage des Anciens Spirit Guides de Kosmora. Leur approche, singulière, s’articulait autour des quatre éléments et de mystérieux temples “alchémystiques”. Quatre cultures interconnectées prospéraient autrefois sur l’île, chacune guidée par un élément central… jusqu’à ce qu’une catastrophe inexpliquée en anéantisse une.
Depuis, la symbolique spirituelle des éléments s’est effacée dans la mémoire collective, même si elle continue d’imprégner le quotidien des trois cultures survivantes. Le studio pointe une tension grandissante : plus cette sagesse s’enfouit, plus le danger augmente. Concrètement, les temples des Spirit Guides s’annoncent comme des donjons clés de l’expérience, mêlant défis de compétences et récompenses “transformatrices” capables de propulser la progression de Kena. On peut y voir la promesse d’outils, de mécaniques ou de pouvoirs qui redéfinissent la manière d’aborder l’île – Ember Lab ne détaille pas davantage, mais insiste sur ce retour tangible à l’exploration et au puzzle design comme vecteur d’évolution du personnage.
Des cultures vivantes, des enjeux contemporains
Kosmora n’est pas un décor figé par son passé. L’île abrite des sociétés bien vivantes, chacune avec son histoire, ses valeurs et ses difficultés actuelles. L’enquête de Kena, cherchant les résonances entre l’héritage des éléments et le présent des habitants, la confrontera à des personnalités et des problématiques différentes selon les régions. Ember Lab évoque une héroïne qui doit mettre à profit son expérience, s’adapter à des situations mouvantes et composer avec des caractères contrastés – un moyen d’ancrer la progression dans des enjeux humains et culturels, pas seulement mystiques.
Un compagnon cristallin au cœur du gameplay
Le monde plus vaste de Kosmora réclame un moyen de locomotion à la hauteur : Kena pourra compter sur un nouvel allié, un ancien esprit canin aux allures cristallines. Le studio en fait un pilier à la fois de l’exploration et du combat. Cette monture accélère les déplacements, participe aux affrontements qu’ils soient montés ou à pied, et s’intègre aux énigmes “alchémystiques”. Sa nature, étroitement liée à l’origine même de l’île, laisse entrevoir un lien narratif fort, au-delà de la simple fonctionnalité. Ember Lab présente ce duo – la Spirit Guide et son compagnon – comme le moteur d’une guérison à double sens : panser les cicatrices de Kena autant que celles, plus profondes, qui lacèrent Kosmora.
Ambition, patience et promesse d’évolution
Le ton est posé : Scars of Kosmora veut être l’évolution de Kena, pas seulement une redite. Les équipes parlent de “merveille, de charme et de défi” comme signatures à préserver, tout en élargissant l’éventail d’outils, d’environnements et de situations. Le report à 2027 s’inscrit dans cette logique de montée en gamme et de polissage. En attendant de nouvelles images, Ember Lab invite au vœu pieux du moment : l’ajout à la liste de souhaits sur PS5 et PC, promesse tacite de patience récompensée.
Kena: Scars of Kosmora est prévu pour 2027 sur PS5 (physique et numérique) et PC (numérique).
Les informations essentielles
- Plateformes
- PS5, PC
- Genre
- aventure linéaire axée sur les personnages
- Développeur
- Ember Lab
